Pour l’amour des bons gras! – club-organic

Pour l’amour des bons gras!

 

Il ne faut pas se le cacher, le mot « gras » fait peur à bien des gens, et ce, avec raison.  Pourtant, les corps gras sont des structures complexes, que notre corps a besoin.  Ils sont bons pour notre cœur, pour stimuler le système immunitaire, pour contrôler et stabiliser notre poids et pour la prévention du cancer.  Puisque c’est comme ça, il faut vraiment s’en préoccuper surtout en sachant qu’une simple cuillerée à soupe d’huile apporte 14g  de gras et 126 calories, ce n’est pas rien et mieux vaut axer vers la qualité pour en retirer tous les bénéfices possibles.

La meilleure huile est sans contredit celle qui vient de la première pression à froid et biologique.  Elle n’est donc pas chauffée, ni raffinée, sans gras trans, ni désodorisée et sans utilisation de solvants pour son extraction.  De plus, elle contient des éléments nutritifs pour notre santé : des phospholipides dont la lécithine, un émulsifiant, des phytostérols, qui sont capables de restreindre l’absorption du cholestérol, de la vitamine E, des pigments tels que le carotène, la chlorophylle et des traces de minéraux.  Tous ces micro- éléments sont présents et importants pour une meilleure digestion.

On parle de bons gras parce que justement ils nous apportent des gras essentiels, que notre corps ne peut se passer.  La fameuse huile de lin si précieuse est très intéressante grâce  à ses acides gras polyinsaturés et qui entre dans la même famille que les huiles de carthame, de maïs, de soya et de tournesol.  Celles-ci, retenez-le, sont plus vulnérables, se conservent au froid et se consomment crues.  Si on continue dans leur forme chimique, l’huile d’olive, de canola, d’arachide, de sésame font parties des acides gras mono insaturés, donc moins fragile, résistent au rancissement et idéale pour la cuisson.  Et puis il y a les gras saturés qu’on retrouve dans le règne animal et végétal, dont l’huile de palme et de coco.  Ces dernières sont quand même différentes du point de vue grosseur de molécules (à chaînes moyennes au lieu d’à chaînes longues), elles sont mieux digérées et s’absorbent mieux que les autres et nous fournissent de l’énergie au lieu d’être stockées en graisses.  Il reste que ça demeure des gras saturés.  Si en plus notre régime contient beaucoup d’autres gras saturés animal, c’est certain que ça devient un surplus.

Pour ceux et celles qui préfèrent aller chercher les bons gras dans les noix et les graines, dans ce cas, à consommer régulièrement en très petite quantité car ils sont très calorifiques.

D’ailleurs, j’en profite pour vous dire que selon la diète méditerranéenne, les experts nous proposent la répartition des gras ainsi :

  • 25% de gras saturés, -25% de gras polyinsaturés, -50% de gras mono insaturés

Alors, sans en devenir fou dans les calculs, on peut s’en influencer et équilibrer nos apports.  Pourquoi se référer à la diète méditerranéenne?  Simplement parce que les méditerranéens en général bénéficient d’une santé remarquable.

Les oméga-3, 6 et 9 font aussi parti du vocabulaire qu’on entend fréquemment.  Ces appellations sont simplement pour signifier la forme chimique de leur molécule.  Elles sont chacune très importantes pour notre santé dans des proportions différentes.  Nous verrons cela dans notre prochaine info-lettre. 

D’ici-là, allez-y avec la simplicité dans la variété, la qualité et lisez les étiquettes.  Veuillez à ne pas faire chauffer les huiles à de hautes températures, cela provoque des radicaux libres qui endommagent nos cellules.  Bon appétit!

Réf. Le guide des bons gras, Renée Frappier et Danielle Gosselin

        Le guide alimentaire anti-âge, l’équilibre 60-20-20